L’agence Mizan, affiliée au pouvoir judiciaire de la République islamique d’Iran, a annoncé l’exécution de deux condamnés dans une affaire liée à l’incendie d’une mosquée à Téhéran, après confirmation des peines par la Cour suprême.
Selon le rapport publié, Mehrdad Mohammadi-Nia et Ashkan Maleki avaient été condamnés à mort pour plusieurs accusations, notamment l’incendie d’une mosquée, la destruction de biens publics, des affrontements avec les forces de sécurité et le blocage de voies publiques.
Mizan affirme que les deux hommes ont participé à l’incendie du lieu de culte et évoque des aveux attribués à l’un des accusés ainsi que des images de vidéosurveillance figurant dans le dossier.
Toutefois, l’agence n’a pas précisé la date ni le lieu exacts de l’exécution et n’a fourni aucun détail sur la procédure judiciaire, l’accès des accusés à un avocat de leur choix ou la possibilité d’un examen indépendant des preuves présentées.
Des sources indépendantes n’ont pas confirmé séparément les éléments avancés par le pouvoir judiciaire iranien.
Ces exécutions interviennent alors que plusieurs organisations de défense des droits humains ont exprimé à maintes reprises leurs préoccupations concernant les procédures judiciaires liées aux personnes arrêtées lors des manifestations du mois de Dey.
Selon ces organisations, certaines affaires ont été traitées à un rythme inhabituellement rapide et l’accès à des avocats indépendants aurait été limité.
Les groupes de défense des droits humains soulignent également que plusieurs dossiers soulèvent des interrogations quant au respect des garanties d’un procès équitable, notamment en matière de droit à la défense, d’accès complet à une assistance juridique et de transparence judiciaire.
D’après les estimations de plusieurs organisations, entre 10 et 13 personnes au moins ont été exécutées depuis le début des procès visant les manifestants arrêtés lors de ces mouvements de contestation. D’autres rapports avancent un bilan encore plus élevé.
Des défenseurs des droits humains avertissent que la poursuite des exécutions risque d’accentuer les inquiétudes concernant la situation des droits humains, les libertés civiles et l’indépendance du système judiciaire en Iran.



















