Gordon Brown, ancien Premier ministre du Royaume-Uni et envoyé spécial des Nations unies pour l’éducation mondiale, a appelé la communauté internationale à prendre des mesures concrètes afin de soutenir l’éducation des filles en Afghanistan et à créer un fonds mondial destiné à protéger celles qui risquent d’être victimes de mariages forcés.
Dans une tribune publiée par le journal The Guardian à l’approche du cinquième anniversaire du retour des talibans au pouvoir, il affirme que les autorités talibanes ont imposé, au cours des cinq dernières années, une série de restrictions sévères contre les femmes et les filles, tandis que la réaction de la communauté internationale est restée insuffisante.
Gordon Brown évoque notamment la répression des manifestations de femmes, l’interdiction de l’enseignement secondaire et supérieur pour les filles, les restrictions à l’emploi ainsi que les nombreuses limitations imposées à leur participation à la vie sociale. Selon lui, l’Afghanistan connaît aujourd’hui l’un des régimes les plus restrictifs au monde en matière de droits des femmes.
L’ancien dirigeant britannique souligne que l’éducation demeure le moyen le plus efficace de lutter contre les mariages précoces, estimant que chaque année supplémentaire de scolarisation réduit le risque de mariage d’enfants. Il cite les expériences menées au Pakistan et au Bangladesh pour appeler au développement de programmes de soutien destinés aux jeunes Afghanes.
Il propose la création d’un fonds mondial réunissant gouvernements, universités et organisations caritatives afin de financer des bourses d’études et des opportunités éducatives pour les filles afghanes, en particulier celles exposées au risque de mariage forcé.
En conclusion, Gordon Brown affirme que soutenir les filles afghanes ne relève pas uniquement d’une responsabilité politique, mais constitue également un devoir moral pour la communauté internationale.


















