Des sources locales ont indiqué à Nimruz TV que des dizaines de femmes auraient été arrêtées à Hérat au cours des deux derniers mois par les agents du ministère taliban pour la Promotion de la vertu et la Prévention du vice.
Selon ces sources, les arrestations seraient liées au port du manteau, à l’absence de voile couvrant le visage, au maquillage ou à l’utilisation de parfum. Elles affirment également que les familles des femmes arrêtées auraient dû verser des sommes comprises entre 13 000 et plus de 20 000 afghanis, présentées comme des « amendes », pour obtenir leur libération. La signature d’un engagement écrit par les familles et des notables locaux ferait également partie des conditions imposées.
Une femme présentée sous le pseudonyme de « Lilma » a déclaré avoir été arrêtée il y a deux semaines alors qu’elle circulait à moto avec son mari sur l’avenue dite « 64 mètres » à Hérat. Selon un témoin cité par Nimruz TV, son mari aurait également été frappé lors de l’interpellation et blessé.
Une autre jeune femme, identifiée sous le pseudonyme de « Zahra » et âgée de 16 ans, affirme avoir été arrêtée il y a un mois avec plusieurs autres femmes près du carrefour de l’Amariat à Hérat. Elle indique que les agents talibans ne se sont pas limités à contrôler leur tenue vestimentaire, mais leur ont également posé des questions sur la prière et leurs pratiques religieuses.
Des sources locales ajoutent que de nombreuses familles, faute de ressources financières, auraient été contraintes d’emprunter de l’argent ou de solliciter l’aide de proches pour réunir les sommes nécessaires à la libération de leurs filles ou de leurs épouses.
Plusieurs habitantes de Hérat affirment enfin que la multiplication de ces arrestations a profondément modifié la vie quotidienne dans la ville et que la crainte d’être interpellées limite désormais leurs déplacements et leur présence dans l’espace public.
Ces informations reposent sur des témoignages recueillis par Nimruz TV et n’ont pas pu être vérifiées de manière indépendante. Les autorités talibanes n’ont publié aucune réaction officielle au moment de la diffusion de ces allégations.

















