La présidente de la Moldavie, Maia Sandu, a vivement critiqué la délivrance de visas à une délégation de l’Émirat islamique d’Afghanistan, estimant que cette décision résultait d’un manque de connaissance et de coordination au sein de l’administration moldave.
Dans une interview accordée à la chaîne Journal TV, Sandu a déclaré qu’un secrétaire d’État du ministère moldave de l’Agriculture n’avait pas suffisamment vérifié la politique officielle du pays à l’égard de l’Émirat islamique avant de demander les visas pour la délégation afghane.
Selon la présidente moldave, des responsables du ministère des Affaires étrangères auraient également supposé que la demande avait déjà été approuvée, notamment en raison du rang élevé du responsable qui l’avait transmise.
Maia Sandu a qualifié l’affaire de « honteuse » et a demandé que des mesures disciplinaires soient prises contre les responsables impliqués dans la procédure.
Cette controverse montre que, du point de vue de la présidence moldave, l’octroi des visas ne résultait pas d’une décision diplomatique délibérée visant à établir un dialogue officiel avec les autorités talibanes. Il aurait plutôt été provoqué par des lacunes dans la vérification de la demande et la coordination entre les institutions concernées.
La Moldavie ne reconnaît pas officiellement le gouvernement taliban. L’affaire souligne ainsi les difficultés auxquelles peuvent être confrontés les États qui cherchent à gérer des contacts administratifs ou économiques avec les autorités de facto de Kaboul tout en maintenant leur politique officielle de non-reconnaissance.

















