À l’approche du cinquième anniversaire du retour des talibans au pouvoir en Afghanistan, plus de cinquante spécialistes du droit international et des droits humains ont signé une déclaration appelant à reconnaître l’apartheid fondé sur le genre comme un crime en droit international.
Cette initiative prend la forme de la « Déclaration internationale sur l’apartheid de genre et ses conséquences dévastatrices », dont la présentation officielle est prévue le 13 août. Selon ses auteurs, ce document vise à soutenir les femmes et les filles afghanes et à renforcer les efforts internationaux en faveur de la criminalisation de l’apartheid de genre.
Les rédacteurs indiquent que cette déclaration est le résultat de dix-huit mois de consultations réunissant des juristes internationaux et des défenseurs des droits des femmes afghanes. Plus de cinquante personnalités l’ont signée, parmi lesquelles des lauréats du prix Nobel, d’anciens juges de tribunaux internationaux, d’anciens responsables des Nations unies et des militants des droits humains.
Le texte appelle la communauté internationale à inscrire explicitement l’interdiction de l’apartheid fondé sur le genre dans la future Convention sur les crimes contre l’humanité. Il demande également que les mécanismes du droit international soient utilisés pour poursuivre les responsables présumés et garantir réparation aux victimes.
Les signataires estiment que les femmes et les filles afghanes subissent les conséquences les plus lourdes des restrictions imposées par les talibans. Ils critiquent également les initiatives de certains acteurs internationaux visant, selon eux, à normaliser leurs relations avec les autorités talibanes malgré les préoccupations persistantes en matière de droits humains.











