Le président iranien Massoud Pezeshkian affirme que son pays ne se rendra pas face aux frappes américaines et à la pression économique exercée sur la population.
Dans un message publié dimanche 13 septembre sur X, Pezeshkian a dénoncé ce qu’il présente comme des attaques américaines contre des infrastructures civiles, les ressources alimentaires et les moyens de subsistance des Iraniens.
S’adressant directement aux États-Unis, le président iranien a déclaré : « Si les Américains veulent faire la guerre, qu’ils affrontent nos courageuses forces militaires. Pourquoi font-ils la guerre aux infrastructures civiles, aux ressources alimentaires et aux moyens de subsistance de la population ? »
Pezeshkian a également affirmé que les pressions militaires et économiques ne contraindraient pas Téhéran à se rendre.
Ses déclarations interviennent alors que le conflit entre l’Iran et les États-Unis suscite des inquiétudes croissantes concernant non seulement les cibles militaires, mais aussi les conséquences des frappes sur les infrastructures civiles et les conditions de vie de la population.
Le message du président iranien cherche ainsi à placer les conséquences humanitaires et économiques du conflit au centre de la communication politique de Téhéran. En dénonçant les attaques contre les infrastructures civiles et les moyens de subsistance, les autorités iraniennes cherchent à présenter la confrontation comme dépassant le cadre d’un affrontement militaire entre deux États.
Cette stratégie pourrait prendre davantage d’importance si les frappes se poursuivent. Plus les dommages causés aux infrastructures essentielles et à l’économie affecteront directement la population, plus la question des conséquences civiles pourrait devenir un enjeu majeur du conflit et accroître les pressions politiques sur les parties impliquées.
Dans le même temps, l’affirmation de Pezeshkian selon laquelle l’Iran ne se rendra pas indique que Téhéran cherche à maintenir un discours de résistance malgré l’augmentation des coûts militaires et économiques. La poursuite des frappes pourrait toutefois mettre cette position à l’épreuve, notamment si leurs conséquences sur la vie quotidienne des Iraniens s’aggravent.


















