Le Commandement central des États-Unis, le CENTCOM, rejette l’affirmation des Gardiens de la révolution iraniens selon laquelle le pétrolier « Alghaya » aurait explosé après avoir heurté une mine navale dans le détroit d’Ormuz.
Dans un communiqué publié lundi 23 Shahrivar, le CENTCOM a qualifié cette version de « fausse ». Selon le commandement américain, le pétrolier avait été touché le mois dernier par un missile iranien, avant d’être immobilisé.
Le CENTCOM affirme également que, durant le week-end dernier, alors que le navire se trouvait dans les eaux côtières d’Oman, l’« Alghaya » aurait de nouveau été pris pour cible, cette fois par un drone iranien.
Le pétrolier serait actuellement remorqué par un partenaire régional. Le CENTCOM n’a pas précisé l’identité de ce partenaire ni l’ampleur exacte des dommages subis par le navire.
En réaction à la version iranienne, le commandement américain accuse les Gardiens de la révolution de chercher à créer un climat de peur et à dissuader les navires commerciaux de circuler dans le détroit d’Ormuz.
De leur côté, les médias iraniens avaient précédemment rapporté, citant le commandement naval des Gardiens de la révolution, que l’« Alghaya » avait tenté de traverser une zone interdite au sud du détroit et avait explosé après avoir heurté des mines navales.
Les deux parties présentent donc des récits radicalement différents sur l’origine de l’incident. L’Iran évoque une explosion provoquée par des mines, tandis que le CENTCOM affirme que le navire a été visé d’abord par un missile, puis par un drone.
À ce stade, aucune preuve indépendante suffisante ne permet d’établir avec certitude la cause exacte de l’incident.
L’enjeu dépasse toutefois le seul cas de l’« Alghaya ». Le détroit d’Ormuz constitue l’une des principales voies mondiales pour le transport de l’énergie. Toute aggravation de l’insécurité dans cette zone pourrait accroître les risques pour la navigation commerciale, les coûts du transport maritime et les inquiétudes sur les marchés de l’énergie.


















