KABOUL — Abdul Ghani Baradar, vice-Premier ministre chargé des Affaires économiques des Taliban, a rencontré lundi 7 septembre à Kaboul Zalmay Khalilzad, ancien représentant spécial des États-Unis pour l’Afghanistan. Les discussions ont notamment porté sur les investissements étrangers et les perspectives économiques du pays.
Selon le bureau de Baradar, les deux hommes ont échangé sur la situation régionale, les évolutions en matière de gouvernance et d’infrastructures en Afghanistan, ainsi que sur les possibilités d’investissement offertes aux entreprises étrangères dans différents secteurs.
Zalmay Khalilzad aurait estimé que les conditions sont désormais favorables à l’attraction de capitaux étrangers en Afghanistan. Il a également indiqué que des entreprises d’Arabie saoudite, du Qatar, d’Azerbaïdjan et de Norvège seraient intéressées par des investissements dans plusieurs secteurs, notamment l’exploration et l’exploitation du pétrole et du gaz.
Aucun détail n’a toutefois été communiqué sur l’identité des entreprises concernées, le montant des investissements envisagés ou le calendrier de projets éventuels. Ces déclarations ne permettent donc pas, à ce stade, de mesurer l’ampleur réelle de l’intérêt annoncé.
La rencontre intervient alors que les Taliban cherchent à développer les infrastructures et à attirer davantage de capitaux étrangers afin de soutenir une économie confrontée à de fortes contraintes financières et à un environnement international encore complexe.
L’intérêt évoqué pour les hydrocarbures est particulièrement significatif. L’Afghanistan dispose de ressources minières et énergétiques importantes, mais leur exploitation à grande échelle nécessite des capitaux, des infrastructures, des garanties opérationnelles et un environnement suffisamment prévisible pour les investisseurs.
Pour les Taliban, attirer des entreprises étrangères représente donc à la fois une opportunité économique et un test de leur capacité à convaincre des acteurs internationaux d’investir dans le pays. Mais l’annonce d’un intérêt potentiel ne constitue pas encore un engagement financier concret. La concrétisation de ces projets dépendra notamment de la capacité de Kaboul à transformer les discussions en contrats et investissements réels.


















