Des sources affirment que les Taliban ont pris le contrôle dimanche du bureau de la chaîne de télévision Rah-e Farda à Kaboul, dans une nouvelle mesure visant un média associé à l’homme politique hazara Mohammad Mohaqiq.
Le bureau de la chaîne se trouve dans l’ouest de Kaboul, à proximité du bureau chargé des relations avec la population des anciens et représentants hazaras et chiites.
Selon les sources, la prise du bureau serait intervenue après la prise du domicile de Mohammad Mohaqiq à Kaboul. Les circonstances exactes de ces opérations restent toutefois inconnues.
Aucune information indépendante n’a pour l’instant été rendue publique sur la manière dont le bureau de Rah-e Farda a été pris, ni sur le sort de ses employés.
L’affaire intervient dans un contexte où les Taliban exercent un contrôle étroit sur l’espace médiatique afghan depuis leur retour au pouvoir. Les médias et les journalistes sont soumis à des restrictions importantes, tandis que les activités publiques de plusieurs figures politiques opposées ou critiques à l’égard des Taliban ont également été limitées.
Le fait que le bureau de Rah-e Farda soit lié à Mohammad Mohaqiq donne à cette affaire une dimension politique supplémentaire. Mohaqiq, figure politique hazara et ancien responsable politique afghan, est depuis longtemps associé aux débats sur la représentation de la communauté hazara et chiite dans la vie politique du pays.
Pour Nimruz, l’élément le plus important n’est pas seulement la prise présumée d’un bureau de télévision, mais le signal que cette opération pourrait envoyer sur l’espace médiatique et politique à Kaboul. Si l’occupation du bureau est confirmée et s’accompagne d’une interruption durable des activités de la chaîne, elle pourrait illustrer un nouveau rétrécissement de l’espace disponible pour les médias liés à d’anciens responsables politiques.
La priorité reste toutefois d’obtenir des informations vérifiables sur le sort des employés, le statut juridique du bureau et les raisons précises de cette prise de contrôle. Tant que ces éléments ne sont pas établis, les informations disponibles doivent être considérées comme des affirmations rapportées par des sources.


















