Amrullah Saleh, ancien vice-président de l’Afghanistan, a réagi aux récents débats autour de l’utilisation du terme « national », affirmant que, dans le territoire contrôlé par les Taliban, ce mot est davantage associé à la crise et à la catastrophe qu’à l’unité et à une identité commune.
Dans un message, Saleh a écrit : « Dans le territoire des Taliban, à part la catastrophe nationale et la crise nationale, rien d’autre ne porte le préfixe ou le suffixe “national”. »
Il a critiqué l’importance accordée à ce type d’appellations et a appelé à concentrer l’attention sur la lutte et sur la libération de l’Afghanistan de sa situation actuelle.
Cette déclaration s’inscrit dans la continuité des critiques politiques de Saleh à l’égard des Taliban, principalement centrées sur la situation politique du pays et sur la nécessité d’un changement.
Ses propos interviennent alors que l’utilisation du terme « national » dans les noms d’institutions, de mouvements et de courants politiques afghans demeure un sujet de controverse. Dans ce contexte, son message dépasse la simple question d’un mot et constitue une critique politique des Taliban et de l’image qu’ils présentent de la situation du pays.
Pour Nimruz, l’enjeu de cette déclaration réside dans l’affrontement entre deux récits sur l’Afghanistan. Les Taliban mettent en avant la stabilité et leur administration du pays, tandis que leurs opposants politiques continuent de considérer la situation actuelle comme une crise politique et appellent à un changement. Le débat autour d’un terme devient ainsi le reflet d’une confrontation plus large sur la définition de la situation de l’Afghanistan et sur son avenir politique.
Au-delà de cette polémique, les propos de Saleh montrent que même des termes comme « national » sont devenus un terrain de confrontation politique en Afghanistan. Le véritable enjeu demeure donc moins le choix d’une appellation que le débat sur l’avenir politique du pays et les moyens de sortir de la situation actuelle.


















