Les nouvelles négociations entre le Liban et Israël, prévues à Rome, pourraient être directement influencées par l’évolution des relations entre l’Iran et les États-Unis. L’ambassadeur américain à Beyrouth estime que le dialogue restera difficile tant que l’issue des tensions régionales ne sera pas plus claire.
Michel Issa, ambassadeur des États-Unis au Liban, a déclaré jeudi que les développements entre l’Iran et les États-Unis avaient « un impact considérable sur les négociations entre le Liban et Israël ».
« Les négociations ne peuvent pas avancer tant que nous ne savons pas ce qui va se passer dans la région », a-t-il ajouté.
Ces déclarations interviennent alors que Beyrouth et Israël doivent reprendre leurs discussions à Rome, dans un contexte régional marqué par de fortes incertitudes concernant les relations entre Washington et Téhéran.
L’ambassadeur américain a également évoqué le Hezbollah. Selon lui, malgré les efforts de Washington pour maintenir le dossier libanais à l’écart des tensions liées à l’Iran, le groupe reste dépendant des dirigeants iraniens.
Michel Issa s’exprimait après une rencontre à Beyrouth avec Sami Abi al-Mouna, cheikh Akl de la communauté druze au Liban.
La question des armes du Hezbollah demeure par ailleurs l’un des principaux dossiers sensibles. L’ambassadeur américain a déclaré : « Les Libanais sont d’accord sur la remise des armes du Hezbollah et chacun veut sa propre méthode pour y parvenir, mais il est essentiel que ses armes soient remises à l’État. »
Le désarmement du Hezbollah constitue un enjeu majeur pour l’avenir de la sécurité et de la souveraineté de l’État libanais. La question est également liée aux rapports de force régionaux, notamment en raison des liens du Hezbollah avec l’Iran.
L’analyse de Nimruz est que les prochaines discussions de Rome ne doivent donc pas être considérées comme un simple dialogue bilatéral entre Beyrouth et Israël. La position du Hezbollah, l’évolution des relations entre l’Iran et les États-Unis et le niveau de tension régional pourraient tous peser sur la marge de manœuvre des parties libanaise et israélienne.
La véritable question sera donc de savoir si la diplomatie peut progresser alors que plusieurs dossiers régionaux restent imbriqués. Si les tensions entre Washington et Téhéran s’aggravent, le processus Liban-Israël pourrait subir de nouvelles pressions ; à l’inverse, une désescalade régionale pourrait créer davantage d’espace pour les négociations.


















