Les Émirats arabes unis ont annoncé la suspension de l’ensemble des échanges commerciaux et des transactions financières avec l’Iran, après que leurs autorités ont affirmé que deux missiles avaient été lancés depuis le territoire iranien en direction de voies maritimes commerciales émiraties.
Selon le ministère émirati de la Défense, les deux missiles ont été détectés mardi à 18 h 52, heure locale. Le premier est tombé en dehors des eaux territoriales des Émirats et le second à l’intérieur de leurs eaux territoriales.
Affra Al Hamli, directrice de la communication stratégique des Émirats, a annoncé à la suite de l’incident la suspension de tous les échanges commerciaux et financiers avec l’Iran jusqu’à nouvel ordre.
Le ministère émirati des Affaires étrangères a parallèlement affirmé que le pays restait attaché à l’intégrité du système financier international et au respect du droit international.
Les autorités émiraties ont averti qu’elles répondraient à toute tentative visant leur sécurité ou la sécurité de la navigation maritime.
L’Iran rejette toutefois l’accusation. Ismaïl Baghaï, porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, a qualifié mercredi matin les accusations émiraties d’« infondées ».
Cet incident est présenté comme la première attaque de missiles attribuée à l’Iran contre les Émirats depuis plusieurs semaines. Les attaques iraniennes contre certains pays du Golfe avaient diminué après l’accord de cessez-le-feu initial conclu entre Téhéran et Washington le 17 juin.
La nouvelle escalade intervient également trois jours après que les Émirats ont accusé l’Iran d’avoir attaqué un navire appartenant à la compagnie nationale pétrolière d’Abou Dhabi alors qu’il traversait le détroit d’Ormuz. Les autorités émiraties avaient alors estimé que l’incident constituait une menace pour la sécurité énergétique et la stabilité régionale.
Dans le même temps, les tensions autour du détroit d’Ormuz et les désaccords entre Washington et Téhéran se poursuivent. Donald Trump a déclaré mardi qu’aucune négociation n’était en cours avec l’Iran et a affirmé que le détroit d’Ormuz restait « ouvert et actif ».
À Téhéran, le président du Parlement iranien, Mohammad-Bagher Ghalibaf, a pour sa part présenté des conditions pour la réouverture complète du détroit.
La décision d’Abou Dhabi constitue ainsi une nouvelle pression politique et économique sur Téhéran. Si la suspension des échanges se prolonge, elle pourrait affecter les relations commerciales entre les deux pays et accentuer les inquiétudes concernant la navigation, le commerce régional et la sécurité énergétique dans le Golfe.
Cependant, la responsabilité des tirs de missiles reste contestée : les Émirats attribuent leur lancement à l’Iran, tandis que Téhéran rejette cette accusation.


















