La justice de la République islamique d’Iran a annoncé l’exécution de Shahram Sadeghi, l’un des manifestants condamnés à mort après les protestations de janvier 2026.
L’agence Mizan, affiliée au pouvoir judiciaire iranien, a rapporté que la peine avait été exécutée. Selon cette source, Sadeghi avait été accusé d’avoir, le 8 janvier 2026, percuté avec une voiture Peugeot Pride des membres des forces spéciales de la province d’Alborz, près du carrefour Golzar à Karaj.
Mizan affirme que sept membres des forces de sécurité iraniennes avaient été grièvement blessés lors de l’incident, notamment à la tête, aux jambes, aux mains et aux yeux.
Shahram Sadeghi avait toutefois rejeté ces accusations. Selon le récit rapporté par Mizan, il avait déclaré qu’il se rendait d’Islamshahr, dans la province de Téhéran, vers son domicile à Kordan, dans le district de Savojbolagh. Il avait expliqué être entré dans la ville de Karaj pour se rendre dans un restaurant spécialisé dans les plats à base d’abats.
Sadeghi avait également affirmé que sa voiture avait été volée pendant les événements.
Le tribunal révolutionnaire de Karaj l’avait finalement condamné à mort sur la base des accusations formulées contre lui, en application de l’article premier d’une loi iranienne portant sur le durcissement des peines liées à l’espionnage et à la coopération avec Israël et des États considérés comme hostiles à la sécurité et aux intérêts nationaux.
Le tribunal avait également ordonné la confiscation de l’ensemble de ses biens.
L’exécution de Sadeghi intervient alors que son dossier est lié aux manifestations de janvier 2026, au cours desquelles les autorités iraniennes ont engagé des poursuites contre plusieurs manifestants et accusés d’avoir participé à des violences ou à des actes considérés comme menaçant la sécurité nationale.
Mizan, qui a annoncé l’exécution, présente principalement la version des autorités judiciaires iraniennes. Les éléments disponibles ne fournissent pas de vérification indépendante des accusations portées contre Sadeghi ni de son affirmation selon laquelle sa voiture avait été volée.
Cette affaire relance également les inquiétudes concernant le recours à la peine capitale dans les dossiers liés aux mouvements de contestation en Iran, en particulier lorsque les accusations et les circonstances des événements restent contestées.


















