Les médias officiels iraniens ont annoncé l’exécution de Qaem Hosseini, ressortissant afghan, dans le cadre de l’affaire dite d’Alikhani Square à Ispahan.
L’agence Mizan, affiliée au pouvoir judiciaire iranien, a rapporté que Qaem Hosseini, connu sous le nom d’« Arian », avait été condamné à mort pour plusieurs accusations, notamment de « guerre contre Dieu » et de « corruption sur Terre ». Selon cette agence, la sentence a été exécutée jeudi matin 20 août.
D’après Mizan, les autorités judiciaires iraniennes l’accusaient notamment d’avoir brandi une arme, d’avoir provoqué la peur et l’insécurité et d’avoir participé à l’incendie volontaire d’une institution caritative.
Dans son premier rapport, Mizan n’avait pas précisé la nationalité de Qaem Hosseini. Des informations publiées ultérieurement le présentent toutefois comme un ressortissant afghan. Il est également décrit comme l’une des personnes arrêtées lors des manifestations de janvier 2026 en Iran.
Qaem Hosseini n’est pas le premier ressortissant afghan exécuté dans cette affaire. Auparavant, Gol Mohammad Mohammadi, un Afghan de 23 ans, avait également été exécuté dans le cadre du dossier d’Alikhani Square.
Au total, les médias iraniens ont annoncé l’exécution de cinq personnes dans cette affaire.
Selon l’organisation Iran Human Rights, au moins 84 ressortissants afghans ont été exécutés en Iran en 2025. L’organisation indique que les accusations portées contre ces personnes concernaient principalement des infractions liées aux stupéfiants, des affaires de meurtre ou de qisas, ainsi que des accusations de viol.
Les exécutions de ressortissants afghans en Iran font depuis plusieurs années l’objet de préoccupations et de critiques de la part d’organisations de défense des droits humains.
L’exécution annoncée de Qaem Hosseini intervient ainsi dans un contexte de forte attention internationale concernant le recours à la peine capitale en Iran et la situation judiciaire des ressortissants afghans dans ce pays.


















