Shah Hossein Mortezavi, ancien porte-parole de la présidence afghane et conseiller de l’ancien président Ashraf Ghani, affirme que son vélo lui-même a été volé sous le régime des talibans.
Dans une interview accordée à la BBC, Mortezavi a évoqué les difficultés économiques auxquelles sont confrontés les Afghans, notamment le chômage et les problèmes liés aux conditions de vie. Il estime que des mesures fondamentales sont nécessaires pour améliorer les services publics et le bien-être de la population.
Ses déclarations interviennent alors que les statistiques de l’Office national de la statistique et de l’information, sous contrôle des talibans, font état d’une hausse importante des crimes enregistrés en Afghanistan au cours des dernières années.
Selon ces données, le nombre de crimes enregistrés est passé d’environ 10 000 cas en 2021 à plus de 17 000 en 2024, soit une augmentation d’environ 60 % en trois ans.
Les vols constituent la catégorie ayant connu la plus forte progression. Le nombre de cas enregistrés est passé de 3 102 en 2021 à 6 225 en 2024, soit presque un doublement.
Les talibans n’ont toutefois pas publié de statistiques globales plus récentes sur la criminalité depuis 2024. Il n’existe donc pas, sur la base des données officielles citées, de chiffres permettant d’évaluer précisément l’évolution des crimes au cours des années suivantes.
La hausse des vols enregistrés intervient dans un contexte marqué par les difficultés économiques, le chômage et la réduction des possibilités de revenus pour une partie de la population afghane. Ces facteurs peuvent accentuer la pression financière exercée sur les familles.
Mortezavi insiste lui aussi sur les conditions de vie de la population et appelle à des mesures structurelles pour améliorer les services publics et le bien-être des citoyens.
Ces données montrent que, parallèlement aux questions politiques et sécuritaires, la criminalité et les difficultés économiques restent des enjeux importants du quotidien des Afghans.


















