Mike Huckabee, ambassadeur des États-Unis en Israël, affirme que les autorités iraniennes doivent prendre au sérieux la détermination de Donald Trump à recourir à une éventuelle action militaire contre l’Iran.
Dans un entretien accordé à Al Arabiya English, Huckabee a déclaré qu’il s’attendait à ce que les responsables iraniens comprennent progressivement que Donald Trump est sérieux lorsqu’il estime qu’une intervention militaire constitue la seule option disponible.
L’ambassadeur américain a rappelé les avertissements précédemment adressés par Donald Trump à Téhéran. Selon lui, Washington considère qu’une action militaire pourrait être envisagée si l’Iran poursuit ses efforts visant à développer une arme nucléaire et maintient l’enrichissement d’uranium, ou si le détroit d’Ormuz n’est pas maintenu ouvert.
Interrogé sur la possibilité que Donald Trump mette réellement cette menace à exécution, Huckabee a souligné que la décision appartient exclusivement au président américain.
« Je ne peux pas répondre à cette question, car il est le seul élu et la seule personne qui a le pouvoir de prendre cette décision et ensuite de la mettre en œuvre », a-t-il déclaré.
Huckabee a ajouté qu’il faisait confiance au jugement de Donald Trump et estimait que le président américain avait jusqu’à présent pris les bonnes décisions sur ce dossier.
Ces déclarations interviennent alors que les tensions entre Washington et Téhéran restent fortes autour du programme nucléaire iranien et de la situation dans le détroit d’Ormuz. Les responsables américains ont à plusieurs reprises évoqué la possibilité d’une option militaire en cas d’échec des efforts diplomatiques.
De son côté, la République islamique maintient ses positions concernant son programme nucléaire et le détroit d’Ormuz et rejette les pressions visant à lui imposer les conditions de Washington.
Les propos de l’ambassadeur américain montrent que l’option militaire demeure un instrument de pression sur Téhéran. Toutefois, aucune décision d’intervention n’a été annoncée dans ces déclarations, et la décision finale relève du président américain et de son évaluation de la situation.


















