Des spécialistes des ressources en eau et de l’environnement mettent en garde contre l’aggravation de la crise hydrique en Iran.
Selon les données publiées, les ressources en eau renouvelable du pays sont passées d’environ 130 milliards de mètres cubes à moins de 100 milliards de mètres cubes au cours des dernières décennies. Cette évolution place l’Iran dans une situation de stress hydrique selon l’indice de Falkenmark.
Cet indice mesure la quantité annuelle de ressources en eau renouvelable disponible par habitant. Le niveau actuel indique une pression croissante sur les réserves d’eau et des difficultés accrues pour répondre aux besoins de la population.
Amirhossein Sadeghzadeh, spécialiste des questions liées à l’eau et à l’environnement, attribue cette situation à la diminution des précipitations, à la hausse des températures, à la surexploitation des nappes phréatiques ainsi qu’au déséquilibre entre l’offre et la demande en eau.
Selon lui, si cette tendance se poursuit, la crise pourrait s’intensifier considérablement au cours des dix à vingt prochaines années.
Il estime que les provinces du Khorassan-e Razavi, du Khorassan du Sud, de Semnan, de Yazd, de Kerman, du Sistan-et-Baloutchistan, d’Ispahan, de Qom et de Qazvin figurent parmi les régions les plus exposées au stress hydrique.
Le spécialiste souligne enfin que le développement de technologies nationales dédiées au traitement, au recyclage et à une gestion plus efficace de l’eau constitue l’un des principaux leviers pour limiter les conséquences de cette crise.

















