L’épouse d’un ancien militaire afghan affirme que les talibans ont arrêté puis tué son mari et son beau-frère malgré l’annonce d’une amnistie générale après leur retour au pouvoir. Dans un entretien accordé à Nimruz TV, cette femme, dont l’identité n’est pas révélée pour des raisons de sécurité, appelle la Cour pénale internationale (CPI) à faire appliquer le mandat d’arrêt visant le chef suprême des talibans, Hibatullah Akhundzada, afin que les responsables de ces morts répondent de leurs actes.
Selon son témoignage, sa famille avait choisi de rester à Kaboul après la chute de l’ancien gouvernement, estimant que l’amnistie proclamée par les talibans garantirait leur sécurité. Elle affirme que son mari, ancien membre des forces de sécurité afghanes, ainsi que son jeune frère, ont été emmenés par des membres des talibans sous prétexte d’un interrogatoire. Les autorités auraient assuré à la famille qu’ils seraient rapidement libérés.
La femme affirme cependant que les deux hommes ne sont jamais revenus. Après avoir multiplié les démarches auprès de différentes administrations talibanes pour obtenir des informations, elle dit avoir reçu, quelque temps plus tard, un message via WhatsApp annonçant leur mort, accompagné de photographies montrant leurs corps.
Selon son récit, elle a ensuite fui l’Afghanistan avec l’épouse de son beau-frère pour se réfugier à Quetta, au Pakistan. Deux ans après avoir déposé une demande d’asile, elle indique vivre toujours dans une situation précaire et incertaine. Elle affirme également que son fils de sept ans souffre désormais de graves troubles psychologiques et de crises de panique à la suite de ces événements.
Elle soutient en outre que son beau-frère n’occupait aucune fonction au sein de l’ancien gouvernement et qu’il aurait été tué uniquement en raison de son lien familial avec son frère. Elle demande à la Cour pénale internationale d’exécuter le mandat d’arrêt visant Hibatullah Akhundzada et de poursuivre les responsables présumés de ces meurtres.
Les autorités talibanes n’ont, à ce stade, apporté aucune réponse à ces accusations. Les affirmations de cette femme n’ont pas pu être vérifiées de manière indépendante.


















