Mahmoud Sayadat, président de la Chambre de commerce Iran-Afghanistan, a déclaré que l’Iran pouvait devenir l’un des principaux partenaires de l’Afghanistan dans le développement de son secteur minier grâce à sa position géographique, à ses infrastructures industrielles et à ses capacités techniques.
Dans un entretien accordé dimanche à l’agence de presse Fars, il a affirmé que l’Afghanistan disposait de certaines des plus importantes ressources minières au monde et que l’Iran était en mesure de coopérer dans les domaines de l’exploration, de la cartographie géologique, du forage, de l’extraction, de la fourniture d’équipements et de la formation spécialisée, à un coût inférieur à celui des technologies occidentales.
Selon Mahmoud Sayadat, la coopération entre les deux pays reposerait sur deux axes principaux : l’exportation de services techniques, d’ingénierie et d’équipements miniers vers l’Afghanistan, ainsi que la création d’une chaîne économique commune pour l’extraction et la transformation des minerais.
Il a proposé que les minerais soient extraits en Afghanistan puis partiellement transformés en Iran, notamment dans les zones franches situées près de la frontière. Selon lui, ce modèle permettrait à l’Afghanistan de réduire les exportations de matières premières non transformées, d’augmenter ses revenus et, dans le même temps, d’approvisionner les industries minières iraniennes.
Le responsable iranien a également estimé que les ports de Chabahar et de Bandar Abbas pourraient jouer un rôle clé dans l’exportation des produits miniers afghans, au bénéfice des deux pays. Il a ajouté que l’Iran ne devait pas rester spectateur face à l’intérêt croissant d’autres États pour les ressources minières afghanes.
Ces déclarations interviennent après que l’agence Fars a rapporté que la République islamique envisageait d’investir environ cinq milliards de dollars dans les mines de fer afghanes.
L’Afghanistan possède d’importantes réserves de cuivre, de fer, de lithium, d’or et de terres rares. Toutefois, l’insécurité, le manque d’infrastructures, les difficultés énergétiques et les limites en matière d’investissement continuent de freiner le développement de ce secteur stratégique.


















