Des membres du Tribunal populaire pour les femmes afghanes ont effectué une visite en Afrique du Sud afin de rencontrer des organisations de la société civile, des institutions de défense des droits humains et plusieurs personnalités influentes du pays dans le but de renforcer le soutien international aux femmes afghanes et aux efforts visant à demander des comptes aux responsables de violations des droits humains.
L’organisation Rawadari, chargée de la coordination de cette mission, a indiqué que l’objectif principal de ces rencontres était de transformer les discussions en actions concrètes, de consolider la coopération internationale et de promouvoir une large solidarité mondiale en faveur d’une coalition contre la répression des femmes en Afghanistan.
Au cours de leur séjour, les membres de la délégation ont rencontré d’anciens militants de la lutte contre l’apartheid, des universitaires, des représentants de la Commission sud-africaine des droits de l’homme, de la Fondation des droits humains, du Réseau sud-africain pour la justice transitionnelle ainsi que des membres de la communauté musulmane du Cap.
Selon Rawadari, toutes les réunions ont mis l’accent sur la poursuite de la coopération, le partage d’expériences et le soutien aux femmes et au peuple afghans.
Les participants ont également examiné plusieurs pistes de collaboration, notamment le renforcement des liens avec les réseaux universitaires et de défense des droits humains, l’organisation de conférences conjointes et l’intensification des actions de plaidoyer au sein des forums internationaux.
Les organisateurs ont souligné que l’expérience historique de l’Afrique du Sud dans la lutte contre l’apartheid ainsi que son rôle dans les mécanismes internationaux de justice offrent des enseignements importants pour les initiatives visant à défendre les droits des femmes afghanes.
Le Tribunal populaire pour les femmes afghanes est une initiative symbolique et non officielle soutenue par le Tribunal permanent des peuples et créée par des défenseurs des droits humains. Son objectif est de documenter les violations des droits des femmes, d’attirer l’attention de la communauté internationale et d’accroître la pression en faveur de la responsabilité des auteurs présumés de ces violations.


















