L’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) a annoncé une augmentation de 11 % des dépenses de défense des pays européens membres de l’Alliance et du Canada au cours de l’année écoulée. Ces nouvelles estimations, publiées à l’occasion du sommet des 32 dirigeants de l’OTAN à Ankara, illustrent l’accélération du réarmement des alliés dans un contexte de fortes tensions géopolitiques et de pression persistante des États-Unis en faveur d’un partage plus important de l’effort militaire.
Selon les chiffres de l’OTAN, les dépenses militaires cumulées de l’Europe et du Canada devraient atteindre 634 milliards de dollars en 2026, contre environ 571 milliards de dollars en 2025.
Malgré cette progression, l’Alliance estime que les efforts de plusieurs pays restent insuffisants au regard des objectifs fixés. Donald Trump demande aux États membres de consacrer, d’ici à 2035, l’équivalent de 5 % de leur produit intérieur brut aux dépenses de défense.
L’OTAN précise que cinq pays, dont la Pologne ainsi que trois États baltes, atteignent déjà cet objectif. À l’inverse, la Slovénie demeure le pays affichant la plus faible part de dépenses militaires, avec seulement 1,61 % de son produit intérieur brut consacré à la défense.
Les données publiées montrent que la Lituanie est désormais le principal contributeur en proportion de son économie, avec 5,33 % de son PIB consacré aux dépenses principales de défense. Elle est suivie par l’Estonie, la Lettonie, la Pologne et la Grèce.
Selon les prévisions de l’Alliance, les États-Unis consacreront environ 3,17 % de leur PIB aux dépenses principales de défense en 2026, contre 2,69 % pour l’Allemagne, 2,56 % pour le Royaume-Uni et 2,22 % pour la France.
Les dirigeants de l’OTAN ont également approuvé un nouveau cadre financier prévoyant que les Alliés consacrent 3,5 % de leur PIB aux dépenses militaires classiques et 1,5 % supplémentaire aux investissements liés à la sécurité, notamment dans les domaines de la cybersécurité, des infrastructures stratégiques et de la résilience. Cette orientation traduit la volonté de l’Alliance d’adapter ses capacités aux nouvelles menaces et de renforcer sa préparation face à un environnement sécuritaire jugé de plus en plus instable.

















