Selon des informations obtenues auprès de sources bien informées, les relations entre Hibatullah Akhundzada, chef suprême des Talibans, et Bashir Noorzai, ancien trafiquant de drogue revenu en Afghanistan après sa libération d’une prison américaine, se seraient récemment détériorées en raison de désaccords sur la gestion des projets miniers et pétroliers.
D’après ces sources, Bashir Noorzai est arrivé à Kaboul après sa libération et a été accueilli par des responsables talibans. Après avoir prêté allégeance à Hibatullah Akhundzada, il se serait rendu à Quetta avant de revenir en Afghanistan.
Les mêmes sources affirment que le chef des Talibans lui aurait demandé de participer au développement des secteurs minier et pétrolier et aurait même chargé le ministère des Mines de réexaminer certains contrats importants afin qu’ils soient suivis avec son implication.
Connu par certains médias et observateurs sous les surnoms de « roi de la drogue » ou de « Pablo Escobar des Talibans » en raison de son passé dans le trafic de stupéfiants, Bashir Noorzai aurait, selon ces sources, joué un rôle actif ces derniers mois dans plusieurs projets liés à l’exploitation de l’or et du pétrole.
Des sources proches des Talibans indiquent toutefois que des désaccords concernant la gestion de ces projets et la répartition des revenus auraient progressivement détérioré les relations entre les deux hommes. Elles affirment que certaines initiatives prises de manière indépendante par Bashir Noorzai auraient conduit Hibatullah Akhundzada à réduire ses prérogatives et à adopter de nouvelles décisions concernant l’administration du secteur minier.
À ce stade, les autorités talibanes n’ont publié aucun commentaire officiel concernant ces informations, qui n’ont pas pu être vérifiées de manière indépendante.


















