Le porte-parole du ministère pakistanais des Affaires étrangères, Tahir Andrabi, a déclaré que les frappes aériennes menées par le Pakistan dans l’est de l’Afghanistan relevaient du droit à la légitime défense et constituaient une réponse à ce qu’il a qualifié d’« activités terroristes ».
Lors d’une conférence de presse tenue jeudi à Islamabad, il a indiqué que les forces de sécurité pakistanaises avaient intensifié l’opération « Ghazab-ul-Haq » contre des groupes armés à la suite de la récente attaque survenue à Karachi.
Selon lui, la sécurité et la protection des citoyens pakistanais demeurent la priorité du gouvernement, qui poursuivra ses efforts dans la lutte contre le terrorisme.
Tahir Andrabi a affirmé que quatre combattants, dont un commandant du groupe Jamaat-ul-Ahrar, avaient été tués lors d’une opération menée dans la région de Bajaur. Il a également qualifié ce groupe de « force supplétive de l’Inde ».
Le porte-parole a par ailleurs réaffirmé que plusieurs ressortissants afghans auraient participé à la récente attaque de Karachi et qu’un suspect avait été arrêté. Selon lui, ces éléments démontreraient que le territoire afghan est utilisé pour préparer et lancer des attaques contre le Pakistan.
Le 29 juin, le Pakistan a mené des frappes aériennes dans les provinces afghanes de Paktia, Paktika et Kunar. Le porte-parole des Talibans, Zabihullah Mujahid, a affirmé que ces bombardements avaient fait 36 morts parmi les civils et 163 blessés.
Les Talibans rejettent les accusations d’Islamabad et affirment à plusieurs reprises qu’ils n’autorisent aucun groupe à utiliser le territoire afghan pour mener des attaques contre d’autres pays.


















