Le ministère taliban de l’Information et de la Culture a annoncé la délivrance d’une nouvelle licence de diffusion à Radio-Télévision Rah-e-Farda, autorisant ainsi ce média à reprendre officiellement ses activités.
Selon un document publié par les autorités, Salman Akhlaqi a été désigné comme propriétaire de la licence tandis qu’Abdulrahman Mirzad a été nommé directeur responsable. La licence de diffusion a été transférée de Mohammad Mohaqiq, dirigeant du Parti de l’Unité islamique du peuple d’Afghanistan, à ces deux responsables.
Les Talibans ont précisé que Rah-e-Farda pourra poursuivre ses activités à condition de respecter ce qu’ils qualifient de « principes de l’Émirat islamique ».
La chaîne avait été suspendue en mars de l’année dernière après des critiques formulées par Mohammad Mohaqiq à l’encontre des attaques menées par les Talibans contre le Pakistan. Les autorités talibanes avaient alors fermé le média et confisqué des biens appartenant à Mohaqiq.
À l’époque, le ministère de l’Information et de la Culture avait affirmé que les déclarations de Mohammad Mohaqiq constituaient la principale raison de cette décision.
Les Talibans avaient déjà révoqué la licence de Rah-e-Farda en avril de l’année précédente. Les autorités avaient alors invoqué des plaintes de salariés concernant le non-paiement de leurs salaires.
Dans un communiqué publié aujourd’hui, Rah-e-Farda a indiqué que sa programmation initiale serait consacrée à la couverture des cérémonies de Muharram avant un retour progressif à ses programmes habituels.
Cette réouverture intervient dans un contexte où la situation de la liberté de la presse en Afghanistan continue de susciter de vives préoccupations au niveau national et international. De nombreuses organisations de défense des médias dénoncent régulièrement les restrictions imposées aux médias indépendants et les pressions exercées sur les journalistes.
Du point de vue de Nimruz TV, la reprise des activités de Rah-e-Farda constitue un développement notable dans le paysage médiatique afghan. Toutefois, les conditions imposées à son fonctionnement et les précédentes suspensions rappellent les défis persistants auxquels sont confrontés les médias dans le pays.



















