La Mission d’assistance des Nations unies en Afghanistan (UNAMA) affirme, dans son dernier rapport trimestriel publié mardi, que les autorités talibanes continuent d’imposer des restrictions à la liberté des médias par des arrestations de journalistes, des suspensions de médias et diverses limitations administratives.
Selon le rapport, les autorités talibanes ont interrompu le 11 avril les programmes de formation de Radio Long, dans la province de Khost, au motif qu’ils n’étaient pas conformes au programme d’enseignement officiellement approuvé.
L’UNAMA indique également que la Direction générale du renseignement des talibans a ordonné, le 7 mai, la suspension des activités de Radio Bamyan, invoquant l’absence d’une licence de diffusion valide. La station a toutefois repris ses émissions six jours plus tard.
Le rapport ajoute que la chaîne de télévision Rah-e Farda a été autorisée à reprendre ses émissions le 11 juin après un changement au sein de sa direction.
Selon les Nations unies, au moins sept stations de radio dans les provinces de Kunduz et de Ghazni ont également cessé leurs activités faute de pouvoir satisfaire aux obligations financières et administratives liées au renouvellement de leurs licences.
L’UNAMA affirme en outre que les autorités talibanes ont tenté de saisir des téléphones portables, des caméras, des ordinateurs et des documents appartenant à un bureau de presse à Kaboul. Le rapport fait également état de trois arrestations distinctes de journalistes. Deux d’entre eux auraient été libérés après plusieurs jours de détention, tandis que le troisième aurait été relâché après avoir été convoqué puis interrogé.
Dans une autre partie de son rapport, la mission onusienne évoque les restrictions imposées à l’utilisation des smartphones par les employés des administrations publiques. Selon l’UNAMA, cette mesure a conduit certaines administrations locales à confisquer ou détruire les téléphones personnels de leurs employés et à suspendre leurs activités de communication sur les réseaux sociaux, notamment sur Facebook.
Ce rapport s’inscrit dans une série d’évaluations publiées par les Nations unies concernant la situation des droits humains en Afghanistan, où la liberté de la presse demeure l’un des principaux sujets de préoccupation de la communauté internationale.


















