Le gouvernement pakistanais a mis en œuvre de nouvelles réglementations encadrant les activités des médias internationaux, une décision qui suscite de vives critiques de la part des organisations de défense de la liberté de la presse et des journalistes.
En vertu des nouvelles directives, les journalistes étrangers et les collaborateurs des médias internationaux devront désormais obtenir, avant tout déplacement en dehors d’Islamabad, Karachi et Lahore, une autorisation officielle appelée « certificat de non-objection » (No Objection Certificate – NOC).
Selon les critiques de cette mesure, cette procédure soumet l’accès des médias internationaux aux différentes régions du Pakistan à l’approbation préalable des autorités, ce qui pourrait entraver la couverture indépendante de l’actualité.
Les autorités pakistanaises rejettent toutefois ces accusations. Elles affirment que ces nouvelles règles ne visent pas à restreindre le travail des médias, mais à mettre en place un mécanisme administratif destiné à mieux coordonner et faciliter les déplacements des journalistes étrangers.
Des spécialistes des médias et plusieurs organisations de défense des journalistes estiment néanmoins que le manque de clarté dans la procédure d’autorisation ainsi que la possibilité de suspendre les accréditations pour des motifs généraux tels que la « sécurité » ou « l’ordre public » ouvrent la voie à des interprétations arbitraires et risquent de limiter davantage la liberté de la presse.
Selon le dernier Classement mondial de la liberté de la presse, le Pakistan occupe la 153ᵉ place sur 180 pays, alimentant les préoccupations concernant l’état de la liberté des médias dans le pays.


















