Les nouvelles conditions posées par l’Iran pour la réouverture du détroit d’Ormuz compliquent les efforts de la Maison-Blanche pour parvenir à un accord et mettre fin à la guerre, rapporte le Wall Street Journal.
Selon le quotidien américain, Donald Trump aurait évoqué ces dernières semaines, lors de discussions privées avec ses principaux conseillers, la possibilité de retirer les États-Unis du conflit même sans parvenir à un accord nucléaire avec Téhéran. Cette option serait toutefois liée à une réouverture complète du détroit d’Ormuz par l’Iran.
Alors que les négociations sur le dossier nucléaire se sont compliquées, la Maison-Blanche aurait accordé une importance croissante à la réouverture de cette voie maritime stratégique. Le quotidien estime que Donald Trump cherche également à créer les conditions permettant de présenter un éventuel accord comme une avancée politique majeure.
Mais les nouvelles exigences de Téhéran ont rendu cette perspective plus difficile.
Mohammad Bagher Zolghadr, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, a déclaré le 8 août que le détroit d’Ormuz ne serait pas rouvert tant que les États-Unis n’auraient pas « corrigé » leur comportement.
Selon les conditions exposées par Zolghadr, Téhéran exige notamment la fin des menaces américaines, l’arrêt de la guerre contre l’Iran et ses alliés, la levée du blocus maritime, le retrait des forces américaines des environs de l’Iran, le versement de compensations pour les deux guerres, la levée des sanctions et la libération des avoirs iraniens gelés.
Le Wall Street Journal estime que ces exigences réduisent les marges de manœuvre de Donald Trump et pourraient indiquer que Téhéran se prépare à un conflit prolongé et d’usure.
Le détroit d’Ormuz constitue l’une des principales voies de transport énergétique au monde. Toute perturbation durable du trafic maritime dans cette zone pourrait donc affecter les marchés pétroliers et l’économie mondiale. Sa réouverture est devenue, de ce fait, l’un des principaux enjeux des efforts diplomatiques visant à réduire les tensions.
Pour l’heure, le désaccord sur les conditions de réouverture du détroit demeure entier. Rien ne garantit encore que Téhéran et Washington puissent parvenir à un mécanisme que les deux parties jugeraient acceptable.


















