Gulbuddin Hekmatyar, dirigeant du Hezb-e-Islami d’Afghanistan, affirme dans un nouvel article intitulé « Le mariage d’une fille mineure est-il permis ? » que le mariage des enfants est incompatible avec la nature humaine et les enseignements du Coran.
Dans ce texte, il souligne que le mariage constitue un engagement religieux et social fondamental entre un homme et une femme, dont l’objectif est la construction d’une famille saine, l’éducation des enfants et la préservation de l’équilibre de la société, et non la simple satisfaction des instincts.
Hekmatyar estime que la puberté ne constitue pas à elle seule une condition suffisante pour le mariage. Selon lui, la maturité intellectuelle, le développement personnel et la capacité à assumer les responsabilités de la vie conjugale sont également indispensables.
Il affirme que le Coran met l’accent non seulement sur la puberté, mais aussi sur la notion de maturité, ajoutant qu’un mariage contracté sans cette condition ne correspond pas aux principes coraniques.
Le dirigeant du Hezb-e-Islami considère également que les mariages forcés sont à l’origine de nombreux problèmes sociaux. Il insiste sur le fait que les parents ne doivent pas imposer leurs choix à leurs enfants et rappelle que le consentement des deux époux constitue un principe fondamental de l’islam.
Dans une autre partie de son article, Hekmatyar critique certaines interprétations et traditions fréquemment invoquées pour justifier les mariages précoces, estimant qu’elles ne sont pas conformes aux enseignements du Coran, à la raison ni à la nature humaine.
La publication de cet article intervient alors que les débats se poursuivent autour du règlement taliban relatif aux affaires matrimoniales. L’un des aspects les plus controversés de ce texte concerne la reconnaissance du mariage des mineurs, une disposition qui a suscité des critiques de la part d’organisations de défense des droits humains et d’institutions internationales.
Hekmatyar affirme également qu’aucune personne, y compris un ancien époux ou des membres de la famille, ne devrait empêcher une veuve ou une femme divorcée de se remarier. Selon lui, les femmes doivent pouvoir prendre librement leurs décisions concernant leur avenir matrimonial.
Ces déclarations interviennent alors que les questions liées aux droits des femmes, au mariage des enfants et aux restrictions sociales demeurent au centre des débats nationaux et internationaux concernant l’Afghanistan.


















