Une nouvelle tragédie a frappé la province de Nangarhar, dans l’est de l’Afghanistan, où trois adolescents ont perdu la vie après s’être noyés dans une rivière alors qu’ils se baignaient avec des amis.
Selon les autorités locales talibanes, l’incident s’est produit vendredi après-midi près du pont de Behsud, dans le centre de la province.
Sayed Tayeb Hamad, porte-parole du commandement de police des Taliban à Nangarhar, a indiqué que les trois jeunes s’étaient rendus sur les lieux pour se baigner et profiter de la rivière en compagnie de plusieurs amis.
Au cours de leur baignade, ils auraient été emportés par les eaux avant de disparaître sous la surface.
Les victimes étaient âgées de 13, 15 et 17 ans. Les équipes de secours et les habitants de la région ont lancé des recherches immédiatement après l’incident.
Les autorités ont confirmé que les corps de deux adolescents avaient été retrouvés et remis à leurs familles. Les opérations de recherche se poursuivent toutefois pour localiser la troisième victime.
Ce drame intervient alors que plusieurs cas similaires ont été signalés dans différentes provinces afghanes au cours des dernières semaines.
Des incidents de noyade ont notamment été rapportés récemment dans les provinces de Daikundi, Panjshir, Paktika, Ghazni et Khost.
Selon les données disponibles, au moins vingt personnes ont perdu la vie dans des accidents de noyade à travers l’Afghanistan depuis le début du mois de Jawza.
Les spécialistes expliquent que l’arrivée de la saison chaude pousse de nombreux enfants et adolescents à se rendre dans les rivières, barrages, canaux et autres points d’eau pour se rafraîchir.
Cependant, dans de nombreuses régions du pays, les infrastructures de loisirs sécurisées, les piscines publiques et les dispositifs de surveillance restent extrêmement limités.
Les experts soulignent également que l’absence de mesures de sécurité, le manque d’équipements de secours et la faible sensibilisation aux dangers des eaux profondes contribuent à l’augmentation du nombre d’accidents chaque été.
Au-delà du drame humain, cette nouvelle noyade relance le débat sur la sécurité des jeunes dans les espaces de loisirs naturels. L’absence d’alternatives sûres pousse de nombreux enfants à fréquenter des zones potentiellement dangereuses, souvent sans surveillance ni équipements de sauvetage.
Alors que les familles afghanes pleurent une nouvelle perte tragique, plusieurs observateurs estiment qu’une meilleure sensibilisation du public et la création d’espaces récréatifs sécurisés pourraient contribuer à réduire le nombre de victimes et prévenir de futurs drames similaires.


















