Le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, a déclaré que le programme nucléaire iranien se trouve aujourd’hui dans une situation très différente de celle qui prévalait lors de la signature du Plan d’action global commun (JCPOA), communément appelé accord nucléaire iranien.
Dans un entretien accordé à Al Jazeera, Grossi a affirmé que tout futur accord devrait être conçu en fonction des réalités actuelles et non sur la base des paramètres qui existaient il y a plusieurs années.
Selon lui, un éventuel compromis entre l’Iran et les puissances internationales constituerait en réalité un « accord d’après-guerre », ce qui exigerait une approche nouvelle et adaptée au contexte actuel.
Le chef de l’AIEA a souligné que, malgré les dommages physiques subis par certaines installations nucléaires iraniennes au cours du conflit récent, les capacités technologiques et les connaissances accumulées par l’Iran ont considérablement progressé au fil des années.
Il a expliqué qu’au moment de la conclusion du JCPOA, l’Iran utilisait principalement des générations plus anciennes de centrifugeuses, alors qu’il dispose désormais de technologies plus avancées et de machines beaucoup plus performantes capables d’enrichir davantage d’uranium avec un nombre réduit d’équipements.
« Quel que soit le jugement porté sur le JCPOA, il appartenait à une époque différente. Aujourd’hui, il faut un accord différent, adapté aux nouvelles circonstances », a déclaré Grossi.
Ces commentaires interviennent alors que des responsables iraniens affirment que la priorité actuelle de Téhéran dans ses discussions avec Washington est la réduction des tensions et la fin des confrontations, plutôt qu’une négociation exclusivement centrée sur le dossier nucléaire.
Au cours des derniers mois, l’avenir du programme nucléaire iranien et les contours d’un éventuel nouvel accord sont redevenus l’un des principaux sujets des consultations diplomatiques entre l’Iran et les puissances mondiales.


















