Le vice-président de la Commission culturelle du Parlement iranien a déclaré que les autorités du pays étaient arrivées à la conclusion que « reconnecter Internet n’est pas dans l’intérêt de tous » et que l’accès à Internet international ne serait pas rétabli dans les circonstances actuelles.
Ali Yazdikhah a expliqué que la coupure d’Internet relevait des prérogatives et des décisions du Conseil suprême de sécurité nationale de l’Iran.
Selon lui, cette mesure a été adoptée pour des raisons liées à « la sécurité et à la sûreté nationale ».
Le parlementaire iranien a affirmé que malgré les restrictions imposées à Internet mondial, les services bancaires, les activités commerciales et certains services en ligne continuaient de fonctionner normalement.
Il a soutenu que la population « ne faisait pas face à des problèmes majeurs ».
Ali Yazdikhah a également indiqué qu’un accès limité à Internet international avait été accordé à certaines personnes et institutions considérées comme ayant un besoin particulier de connexion mondiale.
Selon lui, « plus de 90 % des besoins de la population » sont satisfaits dans la situation actuelle et les éventuels problèmes restent « gérables ».
Ces déclarations interviennent alors que des économistes et des spécialistes des technologies mettent en garde contre les conséquences des restrictions et des coupures d’Internet.
Des critiques estiment que les limitations massives du réseau pourraient provoquer de lourdes pertes pour les entreprises numériques, le commerce en ligne et les communications publiques, tout en accentuant les pressions économiques.
Au cours des dernières années, l’Iran a à plusieurs reprises limité ou interrompu l’accès à Internet mondial lors de manifestations, de crises politiques ou de tensions sécuritaires.
Ces mesures ont régulièrement suscité des critiques de la part des organisations de défense des droits humains et des groupes soutenant la liberté d’Internet.


















