Fereshteh Abbasi, chercheuse à Human Rights Watch, a averti que le maintien des restrictions imposées par les talibans aux femmes, conjugué à la diminution importante de l’aide internationale, contribue à aggraver la crise humanitaire et économique en Afghanistan. Elle a appelé les autorités talibanes à supprimer toutes les restrictions visant les femmes, y compris l’interdiction de travailler.
S’appuyant sur des estimations des Nations unies, elle a indiqué que plus de 17 millions des quelque 44 millions d’habitants de l’Afghanistan devraient être confrontés à une insécurité alimentaire aiguë cette année. Selon elle, les femmes et les enfants figurent parmi les populations les plus durement touchées par cette situation.
Fereshteh Abbasi a également souligné la forte baisse du financement de l’aide humanitaire. Elle a indiqué qu’à la fin du mois de juin, moins de 20 % des fonds nécessaires au Plan de réponse humanitaire des Nations unies pour l’Afghanistan avaient été réunis, ce qui réduit considérablement les capacités des organisations humanitaires à répondre aux besoins sur le terrain.
Selon la chercheuse, la diminution des contributions des États-Unis, du Royaume-Uni et d’autres pays donateurs a contraint de nombreuses organisations humanitaires à réduire leurs programmes et à concentrer leurs ressources limitées sur les populations les plus vulnérables.
Elle estime que la combinaison des restrictions imposées aux femmes et de la baisse de l’aide étrangère accroît la pression sur des millions de familles afghanes et augmente le risque d’une aggravation de la crise humanitaire dans le pays.


















