Le consul des autorités talibanes à Karachi, Abdul Jabbar Takhari, a annoncé que les visas des étudiants afghans résidant dans la province pakistanaise du Sind avaient expiré, tout en précisant qu’ils n’avaient jusqu’à présent pas rencontré de difficultés majeures. Il a néanmoins averti que les étudiants installés dans d’autres régions du Pakistan risquaient d’être arrêtés et expulsés en raison de l’absence de visas valides.
Dans un message vidéo diffusé mercredi, Abdul Jabbar Takhari a indiqué que les autorités pakistanaises n’avaient pas encore lancé la procédure de renouvellement des visas des étudiants afghans dans la province du Sind.
Cette déclaration intervient alors que le ministère pakistanais de l’Intérieur avait précédemment ordonné l’arrestation de tous les ressortissants afghans ne disposant pas d’un visa valide à compter du 10 juillet.
Selon plusieurs sources, les forces de sécurité pakistanaises ont intensifié ces dernières années les opérations visant les migrants afghans, y compris des étudiants et des journalistes. L’une de ces sources affirme que plusieurs journalistes et étudiants afghans dépourvus de documents de séjour sont actuellement détenus à Islamabad.
Parallèlement, des sources ont indiqué mardi à Afghanistan International que la police pakistanaise avait arrêté treize médecins afghans ainsi qu’un étudiant en médecine dans la ville de Multan, dans la province du Pendjab, avant de les transférer dans un centre de rétention en vue de leur expulsion.
Selon ces informations, ces personnes avaient déposé une demande de renouvellement de leur visa environ un an auparavant, sans avoir reçu de réponse des autorités pakistanaises.
Le durcissement des arrestations et des expulsions suscite une vive inquiétude parmi les étudiants, les professionnels afghans et leurs familles, alimentant les incertitudes quant à l’avenir de milliers de ressortissants afghans vivant actuellement au Pakistan.


















