Le ministre indien de la Défense, Rajnath Singh, a déclaré que l’Inde n’avait actuellement aucun projet de dialogue avec le Pakistan et que, si des discussions devaient avoir lieu à l’avenir, elles porteraient uniquement sur le Cachemire administré par le Pakistan.
S’exprimant lors des cérémonies marquant le 27ᵉ anniversaire de la victoire indienne dans la guerre de Kargil, Rajnath Singh a réaffirmé la position de New Delhi selon laquelle l’ensemble du Cachemire fait partie intégrante du territoire indien. Il a qualifié la guerre de Kargil de 1999 non seulement de succès militaire, mais également de victoire diplomatique pour l’Inde.
Le ministre a vivement critiqué la politique du Pakistan, accusant Islamabad de soutenir le terrorisme. Selon lui, l’Inde concentre ses efforts sur le développement économique, les nouvelles technologies, l’innovation, les programmes spatiaux et la production de semi-conducteurs, tandis que le Pakistan privilégierait le terrorisme et les conflits par procuration.
Rajnath Singh a également averti que toute action hostile contre l’Inde entraînerait une réponse des forces armées indiennes « au-delà de toute imagination ».
En réaction, le ministère pakistanais des Affaires étrangères a qualifié ces déclarations de « provocatrices » et « irresponsables ». Islamabad estime qu’elles sont contraires aux résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies relatives au Cachemire et qu’elles risquent de compromettre la paix et la sécurité dans la région.
Le Cachemire demeure l’un des principaux foyers de tension entre l’Inde et le Pakistan depuis la partition de l’Inde britannique en 1947. Les deux États revendiquent l’ensemble de ce territoire tout en administrant chacun une partie de la région. Ce différend a conduit à plusieurs conflits armés, dont la guerre de Kargil en 1999, et continue d’alimenter les tensions entre les deux puissances nucléaires d’Asie du Sud.
Ces nouvelles déclarations illustrent la persistance des divergences entre New Delhi et Islamabad sur la question du Cachemire, un dossier qui demeure l’un des plus sensibles pour la stabilité régionale.


















