Mohammad Mohaqiq, dirigeant du Parti de l’Unité islamique du peuple d’Afghanistan, a déclaré dans un entretien accordé à un média iranien que le pouvoir politique en Afghanistan avait, selon lui, été historiquement concentré entre les mains de dirigeants pachtounes et que cette situation n’était plus acceptable pour les autres communautés du pays.
Selon Mohammad Mohaqiq, différentes périodes de l’histoire afghane ont été marquées par une volonté de maintenir le pouvoir entre les mains d’un dirigeant pachtoune. Il affirme que, dans de nombreux cas, l’appartenance ethnique a davantage influencé le choix des dirigeants que leurs orientations politiques ou religieuses.
Le responsable politique soutient également que certains courants politiques pachtounes ont cherché, au fil des années, à conserver une position dominante dans les institutions de l’État et à exercer une influence prépondérante sur les principales décisions nationales.
Mohammad Mohaqiq estime que l’Afghanistan est un pays composé de nombreuses communautés ethniques et que son administration devrait reposer sur une participation équitable de l’ensemble des groupes sociaux plutôt que sur une concentration du pouvoir au profit d’une seule communauté.
Ses déclarations interviennent dans un contexte où la question du partage du pouvoir, de la représentation politique des différentes composantes de la société et de la formation d’un gouvernement inclusif demeure l’un des principaux sujets de débat concernant l’avenir de l’Afghanistan.
Les autorités talibanes ont, à plusieurs reprises, affirmé que leur administration était inclusive et représentait l’ensemble des groupes ethniques du pays. Cette affirmation est toutefois contestée par leurs opposants, qui estiment que les principaux postes de responsabilité sont majoritairement occupés par des membres d’une même communauté ethnique.


















