L’ancien président afghan Ashraf Ghani a vivement critiqué la gestion des inondations meurtrières qui ont frappé la province du Nouristan, estimant que les autorités talibanes devaient rendre des comptes sur leur niveau de préparation face aux catastrophes naturelles.
Dans un message exprimant sa solidarité avec les familles des victimes, il a affirmé que les citoyens avaient le droit de demander quelles mesures avaient été prises après les précédentes catastrophes, notamment les inondations dans la province du Kounar, afin d’empêcher la répétition de tels drames et de limiter leurs conséquences.
« Certains considèrent peut-être que le peuple n’a pas le droit de poser ces questions, mais elles existent et méritent une réponse », a déclaré Ashraf Ghani, en estimant que les responsables doivent répondre devant la population.
Les inondations survenues lundi dans le district de Paroun, au Nouristan, ont fait de nombreuses victimes et causé d’importants dégâts matériels. Selon des informations locales, plusieurs responsables talibans figurent parmi les personnes décédées, dont le maire de Paroun. Des centaines d’habitations, des infrastructures publiques et des terres agricoles ont également été détruites.
Ashraf Ghani a qualifié cette catastrophe de l’une des plus graves ayant frappé l’est de l’Afghanistan ces dernières années, après les séismes et les inondations enregistrés dans la province du Kounar. Il a appelé les citoyens, les hommes d’affaires et les Afghans vivant à l’étranger à se mobiliser pour venir en aide aux sinistrés.
L’ancien président a également mis en garde contre les effets du changement climatique et de la déforestation, qu’il considère comme des facteurs majeurs de l’aggravation des inondations. Il a dénoncé la poursuite de l’abattage illégal des forêts dans les provinces du Kounar et du Nouristan, accusant des réseaux de trafiquants de bois, soutenus selon lui par des intérêts locaux, de contribuer à cette destruction. Il a appelé à l’arrêt de la déforestation, au lancement de vastes programmes de reboisement et au renforcement des mesures de prévention afin de réduire l’impact des catastrophes naturelles.
À ce stade, les autorités talibanes n’ont pas réagi publiquement aux critiques formulées par Ashraf Ghani concernant leur gestion des inondations au Nouristan.


















