Des médias iraniens ont publié une déclaration signée par 63 membres de l’Assemblée des experts, dans laquelle la réouverture du détroit d’Ormuz est qualifiée de « contraire aux engagements des responsables » et d’« erreur stratégique ».
Les agences de presse Tasnim et Fars, proches du Corps des gardiens de la révolution islamique, rapportent que les signataires estiment que la poursuite des opérations militaires israéliennes au Liban et le maintien de troupes israéliennes dans certaines zones du sud du Liban constituent une violation manifeste du mémorandum conclu entre l’Iran et les États-Unis.
Selon eux, dans ces circonstances, la réouverture du détroit d’Ormuz n’est pas compatible avec les engagements pris par la République islamique.
La déclaration contient également des propos appelant à commettre des actes de violence contre le président américain Donald Trump et le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou.
Les signataires réclament en outre le maintien du contrôle iranien sur le détroit d’Ormuz, le versement de réparations, la restitution des avoirs iraniens gelés, la levée des sanctions ainsi que le retrait des forces américaines de la région. Ils avertissent que toute négligence sur ces questions entraînerait, selon eux, une réaction.
Cette déclaration intervient alors que les divergences entre différents courants favorables à la République islamique au sujet du mémorandum conclu avec Washington se sont accentuées ces derniers jours.
Parallèlement, un représentant du Guide suprême auprès des Gardiens de la révolution a appelé les critiques de l’accord à éviter d’alimenter les divisions internes.
Le président iranien Massoud Pezeshkian avait auparavant affirmé que le mémorandum avec les États-Unis avait été approuvé par plus de 90 % des membres du Conseil suprême de sécurité nationale, y compris plusieurs hauts commandants des Gardiens de la révolution, et que sa mise en œuvre avait déjà commencé.


















