Le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, a annoncé vendredi la signature d’un accord-cadre tripartite entre les États-Unis, Israël et le Liban.
Selon lui, cet accord prévoit le retrait de l’armée israélienne de certaines zones du sud du Liban actuellement sous son contrôle. Ces secteurs seraient progressivement confiés à l’armée libanaise, qui assurerait leur sécurité.
Marco Rubio a précisé que ce cadre fixe non seulement une feuille de route vers un futur accord de paix, mais définit également une série de mesures immédiates que les parties devront appliquer sur le terrain.
Le média américain Axios qualifie cet accord d’avancée diplomatique majeure. Toutefois, il souligne que sa mise en œuvre reste incertaine tant que le Hezbollah conserve ses capacités militaires et son influence au Liban.
Si cet accord est pleinement appliqué, il s’agira du premier retrait de l’armée israélienne des territoires occupés dans le sud du Liban depuis l’élargissement des opérations militaires israéliennes dans cette région et le récent conflit avec l’Iran.
Cette évolution intervient alors que le cessez-le-feu conclu la semaine dernière entre Israël et le Hezbollah demeure fragile et a déjà été violé à plusieurs reprises. Israël affirme que ses récentes frappes répondaient à des menaces immédiates attribuées au Hezbollah.
Selon un responsable américain cité par Axios, Marco Rubio a mené jeudi des entretiens séparés avec le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, et le président libanais, Joseph Aoun, afin de lever les derniers désaccords ayant précédé la conclusion de cet accord.


















