Selon plusieurs médias allemands, le gouvernement fédéral a accepté l’arrivée de six diplomates talibans supplémentaires à la suite d’une réunion confidentielle tenue à Istanbul entre des représentants allemands et des membres de l’administration talibane.
La chaîne allemande NDR rapporte que cet accord a été obtenu après plusieurs jours de discussions organisées dans un hôtel de la métropole turque.
Le ministère allemand de l’Intérieur a confirmé que des échanges avaient eu lieu « au niveau technique » entre ses représentants et ceux des Talibans, sans toutefois fournir davantage de détails. Le ministère allemand des Affaires étrangères a également confirmé la tenue de la réunion à Istanbul.
D’après les informations publiées par les médias allemands, des responsables du ministère de l’Intérieur ainsi que plusieurs diplomates du ministère des Affaires étrangères ont participé aux discussions.
Les Talibans avaient précédemment indiqué qu’ils avaient besoin d’un nombre plus important de représentants consulaires en Allemagne afin de faciliter l’identification et la délivrance de documents de voyage aux ressortissants afghans visés par des procédures d’expulsion.
À l’heure actuelle, seuls deux agents consulaires liés aux Talibans exercent leurs fonctions en Allemagne, où ils assurent la gestion des affaires consulaires de l’ambassade d’Afghanistan à Berlin et du consulat afghan de Bonn.
Selon les médias allemands, un vol d’expulsion de migrants afghans prévu à la fin du mois de mai avait été reporté en raison de divergences portant sur l’augmentation du nombre de diplomates talibans autorisés à travailler en Allemagne.
Ces développements interviennent alors que le ministère allemand de l’Intérieur a récemment annoncé son intention d’augmenter le rythme des expulsions vers l’Afghanistan. Berlin envisage désormais jusqu’à trois vols d’expulsion par mois à destination de Kaboul.
Les médias allemands indiquent également qu’au moins une centaine de ressortissants afghans condamnés pour diverses infractions sont actuellement détenus dans des prisons ou des centres de rétention en Allemagne dans l’attente de leur renvoi vers l’Afghanistan.
Cette évolution illustre les efforts de Berlin pour accélérer les procédures d’expulsion tout en maintenant des canaux de communication techniques avec les autorités talibanes. Toutefois, cette coopération continue de susciter des débats en Allemagne, où plusieurs organisations de défense des droits humains craignent qu’elle ne contribue à normaliser progressivement les relations avec les Talibans.



















