Asad Qaiser, membre de l’Assemblée nationale du Pakistan et dirigeant du parti Pakistan Tehreek-e-Insaf (PTI), a annoncé la tenue d’un jirga au mois de juillet afin d’examiner les conséquences de la fermeture prolongée des postes-frontières avec l’Afghanistan et de rechercher des solutions pour relancer les échanges commerciaux entre les deux pays.
S’exprimant lors d’une réunion avec des responsables des chambres de commerce pakistanaises, il a déclaré que le maintien des restrictions frontalières avait causé des dommages considérables à l’économie du Pakistan et plongé de nombreuses entreprises dans des difficultés financières.
Selon lui, cette rencontre réunira les principaux acteurs des secteurs du commerce, de l’industrie et de l’économie afin d’élaborer des solutions durables aux problèmes actuels.
Asad Qaiser a estimé que le Pakistan continuerait à faire face à un ralentissement économique et à une baisse de l’activité commerciale tant que les routes commerciales avec l’Afghanistan et les pays d’Asie centrale ne seront pas pleinement rétablies.
Il a également plaidé pour une séparation entre les différends politiques et les relations économiques, affirmant que les citoyens ordinaires et les acteurs économiques ne devraient pas supporter les conséquences des tensions politiques.
Parallèlement, les responsables de la Chambre de commerce de Torkham ont indiqué que la fermeture prolongée des postes-frontières aurait entraîné la perte d’emploi d’environ deux millions de personnes. Ils estiment également que les commerçants ont subi près de 278 millions de dollars de pertes.
Selon les données présentées lors de la réunion, les restrictions commerciales ont affecté près de 50 % de l’activité économique de la province de Khyber Pakhtunkhwa. Certaines entreprises et plusieurs commerçants auraient même transféré leurs activités vers d’autres régions du Pakistan.
Les principaux points de passage entre l’Afghanistan et le Pakistan sont confrontés à des fermetures et à des restrictions répétées depuis près de huit mois à la suite de tensions et d’affrontements entre les forces pakistanaises et les Talibans.
Cette situation a eu des répercussions économiques importantes des deux côtés de la frontière, perturbant les chaînes d’approvisionnement, les exportations et les activités commerciales régionales.
Du point de vue de Nimruz TV, la réouverture durable des postes-frontières représente un enjeu économique majeur non seulement pour l’Afghanistan et le Pakistan, mais également pour le commerce régional reliant l’Asie du Sud à l’Asie centrale. Les résultats du jirga prévu en juillet pourraient jouer un rôle déterminant dans l’avenir des relations économiques entre les deux pays.



















