Des sources sécuritaires et médicales libyennes ont annoncé la découverte d’au moins quinze corps, dont celui d’une fillette, après le naufrage d’une embarcation transportant des migrants au large de l’est de la Libye.
Selon ces sources, le bateau transportait au moins 61 personnes et aurait fait naufrage la semaine dernière dans les eaux de la mer Méditerranée.
Deux responsables de la sécurité libyenne ont indiqué que les corps retrouvés étaient dans un état avancé de décomposition, laissant craindre la découverte de nouvelles victimes dans les prochains jours.
Dans un incident distinct, les autorités sanitaires libyennes ont annoncé avoir secouru et pris en charge au moins treize migrants après le chavirement d’une autre embarcation près de la ville de Khoms.
La Libye demeure l’un des principaux points de départ des migrants et demandeurs d’asile qui fuient les conflits, l’insécurité, la pauvreté ou les crises économiques dans plusieurs pays d’Afrique et du Moyen-Orient, dans l’espoir de rejoindre l’Europe par la Méditerranée.
Selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), plus d’un millier de personnes sont mortes ou portées disparues sur la route de la Méditerranée centrale depuis le début de l’année 2025.
L’organisation a également indiqué que plus de 2 450 migrants ont perdu la vie en Méditerranée au cours de l’année 2024.
D’après les statistiques de l’OIM, près de 25 000 migrants et réfugiés sont morts ou ont disparu sur cette route migratoire depuis 2014, faisant de la Méditerranée l’un des itinéraires migratoires les plus dangereux au monde.
Du point de vue de Nimruz TV, ces nouveaux naufrages illustrent une nouvelle fois le coût humain considérable des migrations irrégulières. Malgré les efforts des organisations humanitaires et des opérations de secours, la Méditerranée continue de représenter un passage extrêmement risqué pour des milliers de personnes en quête de sécurité et d’un avenir meilleur.



















