Olga Cherevko, responsable des affaires humanitaires des Nations unies, a averti que l’Afghanistan continue d’enregistrer l’un des taux de mortalité maternelle les plus élevés au monde et que les restrictions imposées aux femmes et aux filles compliquent fortement leur accès aux services essentiels.
Dans un message vidéo diffusé jeudi, elle a indiqué qu’environ 600 femmes meurent pour 100 000 accouchements dans le pays, plaçant l’Afghanistan parmi les endroits les plus dangereux du monde pour les femmes enceintes.
La responsable onusienne a exprimé sa préoccupation face à l’augmentation des restrictions touchant les femmes, soulignant que celles-ci affectent non seulement leur vie quotidienne mais également leur accès aux soins de santé, à l’éducation et aux possibilités d’emploi.
Elle a également rappelé le rôle essentiel des femmes dans le système de santé afghan, notant qu’une grande partie des services vitaux, notamment dans les zones rurales et isolées, est assurée par du personnel médical féminin.
Olga Cherevko a cité l’exemple d’un hôpital de la province de Bamiyan qui abrite la seule unité de soins intensifs néonatals de la région. Selon elle, les équipes médicales, composées en grande partie de femmes, travaillent jour et nuit pour sauver la vie des mères et des nouveau-nés.
Elle a insisté sur l’importance de maintenir les services de santé et de soutenir les établissements médicaux afin d’éviter une augmentation de la mortalité maternelle et infantile.
Selon les données de la Banque mondiale élaborées avec l’Organisation mondiale de la santé, l’UNICEF et le Fonds des Nations unies pour la population, le taux de mortalité maternelle en Afghanistan est estimé à 521 décès pour 100 000 naissances vivantes.
Ces chiffres illustrent les risques persistants liés à la grossesse et à l’accouchement pour des milliers de femmes afghanes. Les experts associent cette situation à la pauvreté, au manque d’infrastructures médicales, à l’accès limité aux soins ainsi qu’aux contraintes sociales auxquelles les femmes sont confrontées.
Du point de vue de Nimruz TV, la mortalité maternelle demeure l’un des indicateurs les plus préoccupants de la crise humanitaire en Afghanistan. Malgré certaines améliorations observées au cours des dernières décennies, les défis structurels du système de santé continuent de mettre en danger la vie de milliers de femmes et d’enfants chaque année.



















