L’organisation Afghan Evac a appelé les États-Unis à respecter leurs engagements envers les anciens alliés afghans et à ne pas les exclure des programmes d’accueil des réfugiés.
Dans un message publié mardi sur le réseau X, l’organisation a affirmé que « les alliés afghans sont encore oubliés », en réaction à des informations évoquant une augmentation de l’accueil de réfugiés blancs sud-africains par les États-Unis.
Afghan Evac indique que de nombreux anciens partenaires afghans de Washington vivent actuellement dans l’incertitude au Qatar, au Pakistan et dans d’autres pays, dans l’attente d’une solution pour leur réinstallation.
Selon l’organisation, ces personnes ont combattu aux côtés des forces américaines, soutenu les opérations diplomatiques et de renseignement des États-Unis et contribué à sauver des vies américaines pendant la guerre en Afghanistan.
Le groupe a demandé au Congrès américain d’agir afin d’inclure cinq mille Afghans supplémentaires dans le programme américain de réinstallation des réfugiés.
Cette demande intervient alors que plusieurs rapports affirment que l’administration de Donald Trump envisagerait d’accepter dix mille réfugiés blancs supplémentaires en provenance d’Afrique du Sud.
Des médias américains avaient également rapporté auparavant que Washington envisageait de transférer environ 1 100 réfugiés afghans, dont 400 enfants, du camp de Silia au Qatar vers la République démocratique du Congo.
Ces réfugiés avaient été évacués vers le Qatar après la chute de Kaboul et attendaient l’obtention de visas pour rejoindre les États-Unis.
Après la publication de ces informations, plus de 600 anciens responsables civils et militaires américains ont signé une lettre ouverte demandant au secrétaire d’État américain d’abandonner le projet de transfert vers le Congo.
Des défenseurs des droits des réfugiés avertissent que l’incertitude prolongée autour des alliés afghans pourrait fragiliser la confiance dans les engagements américains lors de futures crises internationales.


















