Abdul Ghani Baradar, vice-Premier ministre chargé des affaires économiques au sein des Taliban, a déclaré espérer qu’à l’avenir les déplacements entre l’Afghanistan et l’Ouzbékistan puissent se faire sans visa ni passeport.
S’exprimant jeudi lors de l’inauguration du cinquième tronçon de la ligne ferroviaire Hairatan–Mazar-e-Charif, Baradar a affirmé que les Taliban accordaient une importance particulière au développement des relations avec l’Ouzbékistan et cherchaient à renforcer la coopération bilatérale sur la base de la « bonne volonté ».
Il a également annoncé la création d’un comité spécial dirigé par le gouverneur taliban de Balkh afin d’examiner et de résoudre d’éventuels problèmes entre les deux pays et de faciliter les échanges futurs.
Dans une autre partie de son discours, Baradar a appelé les commerçants et investisseurs afghans vivant à l’étranger à revenir en Afghanistan pour investir dans différents secteurs économiques.
Selon lui, les Taliban garantissent aux investisseurs qu’ils pourront mener leurs activités économiques « en toute confiance » dans le pays.
Le cinquième tronçon de la ligne ferroviaire Mazar-e-Charif–Hairatan a été inauguré en présence de responsables taliban, de représentants gouvernementaux ouzbeks, d’autorités locales de Balkh et d’habitants de la région.
Les responsables taliban des travaux publics à Balkh ont indiqué que le coût du projet, couvrant les infrastructures ferroviaires et les installations connexes, s’élevait à 6,3 millions de dollars dans le cadre d’un accord avec l’Ouzbékistan.
Selon eux, l’ensemble du financement a été assuré par le ministère taliban des Travaux publics.
Ces derniers mois, les Taliban ont intensifié leurs efforts pour développer leurs relations économiques et commerciales avec les pays d’Asie centrale, en particulier l’Ouzbékistan, dans le cadre d’une stratégie visant à réduire leur isolement politique et à renforcer la coopération régionale.


















