Les États-Unis ont accusé les talibans de ne pas respecter leurs engagements internationaux en matière de lutte contre le terrorisme lors d’une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies.
Jeffrey Bartos, représentant américain à cette session, a affirmé que les autorités talibanes n’avaient pas honoré plusieurs obligations liées à la sécurité internationale. Selon lui, la détention de citoyens américains, l’hébergement présumé de groupes terroristes et l’absence de progrès suffisants dans la lutte contre le terrorisme demeurent des sujets de préoccupation majeurs.
Le responsable américain a également souligné que toute avancée vers une normalisation des relations avec les talibans dépendrait d’un changement de comportement de leur part ainsi que de progrès tangibles dans le cadre du processus de Doha.
« La communauté internationale ne peut poursuivre la normalisation sans engagements vérifiables et changements concrets », a-t-il déclaré en substance devant le Conseil de sécurité.
Ces déclarations interviennent alors que la reconnaissance internationale des talibans et la nature des relations diplomatiques avec leur gouvernement restent parmi les sujets les plus controversés concernant l’Afghanistan.
Les talibans ont, à plusieurs reprises, rejeté les accusations de soutien à des organisations terroristes. Ils affirment qu’ils ne permettront à aucun groupe d’utiliser le territoire afghan pour menacer d’autres pays.
Toutefois, les États-Unis et plusieurs pays occidentaux continuent d’exprimer leurs inquiétudes concernant la présence de groupes armés en Afghanistan et le respect des engagements sécuritaires pris par les autorités de facto.
Au moment de la publication de cette information, les talibans n’avaient pas réagi officiellement aux déclarations du représentant américain.
Au-delà du débat diplomatique, cette prise de position montre que la lutte contre le terrorisme demeure l’un des principaux obstacles à une reconnaissance internationale plus large des talibans. Malgré une intensification des contacts diplomatiques avec plusieurs pays, les exigences liées à la sécurité, aux droits humains et aux engagements internationaux continuent de peser lourdement sur l’avenir des relations entre Kaboul et la communauté internationale.

















