L’armée israélienne a accusé l’Iran d’avoir commis une « grave erreur » après le lancement de plusieurs vagues de missiles en direction du territoire israélien, ravivant les craintes d’une nouvelle escalade au Moyen-Orient.
Le porte-parole de l’armée israélienne, Effie Defrin, a déclaré dimanche que Téhéran porterait la responsabilité des conséquences de cette attaque. Selon lui, les systèmes de défense aérienne israéliens ont été mobilisés pour intercepter plusieurs missiles tirés depuis l’Iran.
Des sirènes d’alerte ont retenti dans plusieurs régions du pays alors que l’armée annonçait être engagée dans des opérations d’interception. Les autorités israéliennes ont présenté cette attaque comme la première frappe directe iranienne contre Israël depuis le cessez-le-feu conclu le 8 avril.
Les Gardiens de la Révolution iraniens ont confirmé les tirs de missiles, affirmant qu’ils constituaient un « avertissement » en réponse à une récente frappe israélienne dans la banlieue sud de Beyrouth.
Le bureau du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait auparavant indiqué que l’armée avait visé un centre de commandement lié à des groupes armés dans la banlieue sud de la capitale libanaise.
Selon le ministère libanais de la Santé, cette frappe a fait au moins deux morts et une vingtaine de blessés.
Parallèlement, le Hezbollah a annoncé avoir lancé des missiles et des drones contre deux positions militaires israéliennes, accentuant davantage les tensions sur le front nord d’Israël.
À Téhéran, le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a accusé les États-Unis de soutenir les opérations israéliennes et a averti que les intérêts américains et israéliens dans la région pourraient devenir des cibles légitimes en cas de poursuite des attaques.
Le quartier général Khatam al-Anbiya a également condamné l’opération israélienne au Liban, estimant qu’Israël avait franchi « toutes les lignes rouges » et appelant à l’arrêt immédiat des actions militaires contre Beyrouth.
Ces développements suggèrent que la fragile accalmie observée ces derniers mois est désormais menacée. Malgré les efforts diplomatiques visant à éviter un embrasement régional, les échanges de frappes, les menaces réciproques et l’implication d’acteurs alliés à Téhéran augmentent le risque d’une confrontation plus large au Moyen-Orient.
Les observateurs estiment que la situation demeure extrêmement volatile et que toute nouvelle action militaire pourrait provoquer une escalade rapide impliquant plusieurs pays de la région, avec des conséquences majeures pour la sécurité, l’économie et la stabilité internationale.


















