L’Afghanistan a été élu parmi les vice-présidents de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations Unies, un développement qui renforce la visibilité diplomatique du pays au sein de l’organisation internationale malgré l’incertitude persistante autour de sa représentation officielle.
L’élection a eu lieu mardi lors de la désignation du président, des vice-présidents et des membres des bureaux des principales commissions de la nouvelle session de l’Assemblée générale.
Selon les résultats officiels, Khalilur Rahman, ministre des Affaires étrangères du Bangladesh, a remporté 99 voix sur 190 et a été élu président de la 81e session de l’Assemblée générale.
Nasir Ahmad Faiq a confirmé que l’Afghanistan figure parmi les vice-présidents élus de cette nouvelle session.
Dans un entretien accordé à Afghanistan International, il a déclaré que cette élection reflète les efforts continus de la mission afghane auprès des Nations Unies et le travail diplomatique mené ces dernières années.
« Les activités et les initiatives de la représentation afghane ont joué un rôle important dans cette réussite », a-t-il affirmé, soulignant également que la place de l’Afghanistan dans les priorités des Nations Unies a contribué à ce résultat.
L’Assemblée générale des Nations Unies constitue l’un des principaux forums mondiaux de dialogue et de prise de décision. Les vice-présidents participent à la gestion des sessions, à la coordination des travaux et au bon déroulement des activités de l’Assemblée.
Cette élection intervient dans un contexte particulier. Le siège de l’Afghanistan à l’ONU demeure occupé par la représentation désignée par l’ancien gouvernement afghan, tandis que les Taliban n’ont toujours pas obtenu la reconnaissance leur permettant de représenter officiellement le pays au sein de l’organisation.
Au-delà de sa dimension protocolaire, cette nomination possède une portée politique importante. Elle démontre que la mission afghane actuellement reconnue par les Nations Unies continue de jouer un rôle actif dans les mécanismes institutionnels de l’organisation, malgré les changements intervenus à Kaboul depuis 2021.
Ce développement intervient alors que le débat sur l’avenir du siège afghan reste ouvert et que la communauté internationale poursuit ses discussions sur la nature de ses relations avec les Taliban.
Sur le plan diplomatique, cette élection envoie également un signal clair : malgré l’évolution du paysage politique afghan, le dossier afghan demeure une priorité pour les Nations Unies. L’attention portée à l’Afghanistan reste forte, tant pour des raisons humanitaires que pour les enjeux de sécurité, de gouvernance et de stabilité régionale. Le maintien d’un rôle visible de la représentation afghane au sein de l’ONU pourrait ainsi influencer les futures discussions internationales concernant l’avenir politique du pays.


















