Des médias afghans ont rapporté qu’Ashraf Ghani, ancien président de l’Afghanistan, aurait quitté les Émirats arabes unis pour se rendre au Liban.
Ces informations émergent après le récent message de l’Aïd publié par l’ancien chef d’État, dans lequel il affirmait avoir été privé de parole et de présence médiatique durant les derniers mois, expliquant que sa voix avait été « réduite au silence ».
Sans mentionner directement les Émirats arabes unis, Ashraf Ghani avait indirectement critiqué les restrictions politiques et médiatiques imposées dans son ancien lieu de résidence.
Selon plusieurs rapports, Rula Ghani, son épouse, est citoyenne libanaise et Ashraf Ghani lui-même avait étudié au Liban par le passé, ce qui renforce les spéculations autour de son installation à Beyrouth.
Dans son récent message, l’ancien président afghan avait décrit la situation actuelle de l’Afghanistan après le retour des Taliban comme « un carrefour entre la vie et la mort », avertissant que le pays se trouvait au bord du précipice.
Il avait également insisté sur la nécessité d’un dialogue national, de la fin du monopole politique et d’une révision du mode de gouvernance.
Pour l’instant, il n’est toutefois pas clair quel rôle politique Ashraf Ghani pourrait chercher à jouer depuis le Liban ni s’il prévoit de revenir de manière plus organisée dans la vie politique afghane.
Certains analystes estiment que ce déplacement et le ton plus affirmé de ses récentes déclarations pourraient signaler une tentative de redéfinir son rôle dans les évolutions politiques afghanes.
D’autres experts soulignent cependant qu’un éventuel retour politique d’Ashraf Ghani se heurterait à d’importants obstacles internes et internationaux, alors qu’une grande partie de l’opinion publique afghane n’a toujours pas oublié la chute de la République et son départ de Kaboul en 2021.


















