Le porte-parole du ministère de la Santé administré par les talibans a annoncé que, depuis le début de l’année, environ 644 000 enfants de moins de cinq ans ont été atteints de maladies saisonnières en Afghanistan.
Sharafat Zaman a déclaré samedi que la hausse des températures s’accompagnait d’une augmentation du nombre de patients dans l’ensemble du pays. Selon lui, l’accès limité à l’eau potable et à une alimentation suffisante pour les populations touchées par les séismes et les inondations constitue l’un des principaux facteurs favorisant la propagation de ces maladies.
Les médecins signalent également une pression croissante sur les structures de santé. Mohammad Aref Hassanzai, médecin à l’hôpital Indira Gandhi de Kaboul, a indiqué qu’environ 200 enfants souffrant de maladies saisonnières y sont admis chaque jour. Il a recommandé aux familles de privilégier l’eau potable et une alimentation saine afin de réduire les risques sanitaires.
De son côté, Saeedullah, médecin dans un hôpital privé de Kaboul, a déclaré à Afghanistan International que les hôpitaux publics faisaient face à une grave pénurie de ressources médicales et peinaient à répondre aux besoins des patients, en particulier des enfants. Il a également cité le manque d’eau potable, les coupures d’électricité et la recrudescence de maladies telles que la diarrhée parmi les conséquences de la vague de chaleur. Selon lui, de nombreux habitants hésitent à exprimer publiquement ces difficultés.
Parallèlement, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a mis en garde contre les fortes chaleurs en Afghanistan. L’organisation recommande d’éviter les efforts physiques pendant les heures les plus chaudes de la journée, de rester à l’ombre, de maintenir le corps au frais et de boire suffisamment d’eau afin de limiter les risques liés à la chaleur.


















