Des sources informées affirment qu’Abdul Latif Mansour, ministre taliban de la Réhabilitation et du Développement rural, a fait nommer au moins 18 membres de sa famille et de son entourage proche dans plusieurs ministères et institutions publiques.
Selon les informations recueillies, les personnes concernées comprennent notamment son fils, son frère, plusieurs neveux, son gendre, le père de sa belle-fille ainsi que d’autres proches. Ils occuperaient des fonctions au sein de l’Autorité nationale des marchés publics, du ministère de la Réhabilitation et du Développement rural, des services de renseignement des talibans, du ministère de la Défense, du tribunal municipal de Kaboul, du Croissant-Rouge afghan et de la compagnie d’électricité de Kaboul.
Les mêmes sources affirment que d’autres membres de la famille d’Abdul Latif Mansour occupent également des postes au sein de différentes administrations contrôlées par les talibans.
Ces allégations interviennent alors que la Direction chargée du suivi des décrets du chef suprême des talibans, Hibatullah Akhundzada, avait auparavant publié une directive interdisant les recrutements fondés sur les relations familiales ou personnelles.
D’après ces sources, certains responsables talibans contourneraient toutefois cette interdiction en transférant leurs proches d’une institution à une autre afin de leur permettre de conserver des fonctions publiques.
À ce stade, les autorités talibanes n’ont publié aucune réaction officielle concernant ces informations et ces allégations n’ont pas été confirmées de manière indépendante.


















